Focus Air et Santé
Chauffage bois
Si le bois-énergie permet de limiter la dépendance aux énergies fossiles, sa combustion engendre des émissions importantes de particules fines. En période hivernale, il peut représenter jusqu’à 70 % des émissions de PM10 et générer des épisodes de pollution. Les appareils obsolètes aggravent le problème : une cheminée à foyer ouvert émet 14 fois plus de particules fines qu’une chaudière à granulés et consomme 9 fois plus de bois pour le même rendement.
Des solutions pour un bois-énergie plus propre :
- Modernisation des équipements
- Utilisation de bois sec
- Développement des chaufferies collectives
Indépendance énergétique
L’indépendance énergétique d’un territoire (agglomération, EPCI, département, région) désigne sa capacité à couvrir ses besoins énergétiques par sa propre production, en minimisant les importations d’énergie extérieure. Cette autonomie repose sur deux piliers : la production locale d’énergie, principalement renouvelable, et l’adéquation entre cette production et les vecteurs énergétiques (électricité, gaz, carburant ou combustible) consommés par les différents secteurs d’activité.
Viser l’indépendance énergétique a plusieurs avantages pour un territoire : réduire sa dépendance aux importations, sécuriser son approvisionnement, diminuer sa facture énergétique et contribuer à la transition écologique.
Transport
Pour atteindre les objectifs de décarbonation tout en limitant les autres impacts environnementaux,
l’électrification du parc routier est indispensable mais ne sera pas suffisante. Il faut en priorité axer les actions sur les changements de comportements et la sobriété, puis sur le report modal vers d’autres moyens de mobilité moins impactants et enfin sur l’amélioration des technologies.
Malgré des impacts négatifs sur l’environnement majoritairement pendant sa phase de fabrication, sur l'ensemble de sa durée de vie, une voiture électrique roulant en France a un impact carbone 2 à 3 fois inférieur à celui d'un modèle similaire thermique, à condition que sa batterie soit de capacité raisonnable (source : avis de l’ADEME).
L’utilisation en seconde vie et le recyclage des batteries permettent de diminuer les impacts environnementaux. De plus, le véhicule électrique n’émet pas de NOx et COV à l’échappement.
Séquestration carbone
La séquestration carbone désigne des processus absorbant le CO2 de l'atmosphère et le stockant dans un réservoir (océans, partie superficielle du sol et écosystèmes), notamment grâce à :
- La photosynthèse
- La décomposition de la matière organique
- Les pratiques agronomiques "stockantes" (sans labour, couverts végétaux, agroforesterie, apport de compost…)
La méthodologie d’inventaire évalue le bilan des émissions et de la séquestration du secteur UTCATF à travers :
- La variation du stock de bois des forêts : l’accroissement forestier est comptabilisé en absorption (stockage de carbone), tandis que la récolte de bois, les émissions liées au bois mort, le brûlage des résidus de récoltes et les feux de forêts sont comptabilisés en émissions (déstockage).
- L’impact sur le stock de carbone dans les sols, lissé sur 20 ans, lié au changement d'affectation des sols lors de l’année considérée. Quand un sol est restauré ou converti vers un usage plus favorable, il va stocker plus de carbone : boisement, restauration des zones humides, désartificialisation…. À l’inverse, certains changements libèrent du CO2 : déforestation, drainage des tourbières, artificialisation…
Dans les données du tableau de bord, ces deux thèmes sont agrégés en un chiffre unique (en ktCO2e) qui traduit un volume de carbone échangé avec l’atmosphère pour l’année considérée : il s'agit d'une estimation de flux et non de stock de carbone. Lorsque le total des flux est négatif, le territoire séquestre du carbone.
Répartition des émissions et absorptions de GES du secteur UTCATF $UNIT